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Ville impériale, ville royale ou encore ville de lumières, Rabat ne cesse de se réinventer et de rayonner en tant que capitale marocaine et africaine de la culture. Elle regorge de monuments historiques connus et reconnus par l’UNESCO. De passage à Rabat pour un court séjour? Voici les quatre sites à visiter impérativement.

Qasbah des Oudayas

Parmi les sites les plus visités, on trouve la Qasbah des Oudayas. Avec ses ruelles étroites, ses habitations miniatures et sa vue à vous couper le souffle, le site est à voir absolument si vous êtes de passage dans la capitale marocaine.

L’influence arabo-andalouse se ressent dès la porte principale appelée « Al Bab El Kbir » ou la grande porte. Tout fait penser à l’Andalousie, que ce soit les murs recouverts de chaux, la couleur bleue des murs, les ruelles pavées, les maisons fleuries ou le fer forgé…Une vraie escapade pour les amoureux de l’histoire. Rendez-vous au Café Maure, vous allez être conquis par la vue sur le Bouregreg.

Chellah

Cette nécropole mérinide datant du 13e siècle est située au sud le long du fleuve du Bouregreg. Bâtie sur les ruines de l’ancienne cité romaine Sala Colonia, cette cité fût longtemps laissée à l’abandon jusqu’à ce que les autorités marocaines prennent conscience de sa valeur tant sur le plan historique, qu’architectural et spirituel.

Ce site accueille les dépouilles d’anciens rois Mérinides ainsi que des notables de Rabat. Sa Zaouia et Médersa (établissements religieux) ont hébergé des étudiants et pèlerins venant de très loin. La légende veut que le prophète Mahomet lui-même ait prié dans son oratoire!

Tour Hassan et le Mausolée Mohamed V

Initiée par Yacoub El Mansour en l’an 1196, la tour Hassan est le minaret inachevé de ce qui devait être la plus grande mosquée et le plus grand édifice religieux du monde! Plusieurs hypothèses rodent autour de la construction et l’origine du projet : son architecte, un dénommé Guever de Séville mort vers 1197 aurait conçu à l’identique la Giralda, la Koutoubia et le minaret de la mosquée Hassan.

Aujourd’hui, la tour Hassan et son Mausolée font partie des sites les plus visités de la capitale.

Jardins d’Essais botaniques



Situé dans l’avenue de l’Agdal pas loin de l’avenue de la Victoire, cet espace vert de dix-sept hectares est l’un des plus anciens jardins d’acclimatation. Il est d’inspiration andalouse et a été conçu au début du 20e siècle par Jean Claude Nicolas Forestier, célèbre architecte paysagiste français. À l’origine, le jardin comptait plus de 250 variétés d’arbres fruitiers et d’ornements, provenant de différentes régions du monde.

A.S

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Rabat. Vendredi 9 janvier. 18h. De petits groupes silencieux se rejoignent devant l’antenne marocaine de l’Agence France-Presse (AFP), rue al-Kahira (le Caire). Rbatis, Casaouis, expatriés, un millier de personnes ont répondu à l’appel d’un sit-in de deuil et de solidarité avec Charlie Hebdo lancé par le journaliste marocain Rachid Elbelghiti. « Parce que nous croyons fortement à la liberté d’expression. Parce que nos principes deviennent plus forts face aux attaques racistes, homophobes et basses de certaines âmes fragiles.  », peut-on lire sur la page Facebook de l’événement.

L’hommage est sobre. Pas de banderoles, à la demande des organisateurs. Pour éviter la récupération politique ? Pour couper court aux turbulences idéologiques ? « Certains de mes amis ne voulaient simplement pas venir et ont appelé à ne pas rejoindre le mouvement », note une jeune rabatie, Amal. Ceux-là n’ont pas oublié la ligne éditoriale du canard.

Quelques affichettes « je suis Charlie » sont brandies ici et là. Mais ce qui marque le flâneur d’un soir, ce sont sans doute ces myriades de bougies apportées par les participants. Durant une heure et demie, les uns et les autres discuteront. Un enfant demande à son père  : « Pourquoi ils sont morts, les messieurs ? » ; silence perplexe, rire gêné devant les passants qui se sont arrêtés, mesurant l’ampleur d’une telle requête. Mais ce soir-là, à Rabat, le temps est au recueillement. Les mots viendront ensuite.

Marche républicaine à Paris  :  Ira ou ira pas ?

Si un millier de Rbatis ont manifesté leur soutien à Charlie Hebdo, vendredi 9 janvier lors d’un sit-in d’hommage,  ce sont les hésitations et finalement une marche arrière qui auront caractérisé la diplomatie marocaine dimanche 11 janvier, jour de la marche républicaine qui a rassemblé 3 millions de personnes en France et une 50ène de chefs d’État et délégations étrangères à Paris. «La délégation marocaine a présenté dimanche à l’Élysée les sincères condoléances du Royaume du Maroc» à la France, mais «n’a pas pris part à la marche organisée à Paris en raison de la présence de caricatures blasphématoires du prophète» selon un communiqué officiel de l’Ambassade du royaume du Maroc en France cité par l’AFP.

« Le ministre des affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, a été à l’Élysée avec l’intention de prendre part à la marche», avant de se rétracter, a expliqué à l’AFP une source diplomatique marocaine. «Ce genre de caricatures insultantes pour le prophète ne contribue pas à instaurer un climat de confiance, sain», a ajouté cette source ».

Par l’absence de sa délégation, le gouvernement marocain, mené par le Parti de la Justice et du Développement [parti de référentiel islamiste]  affirme ainsi sa position : Il n’est pas Charlie. Point.

À la question « pourquoi est-ce important pour vous de rendre hommage aux journalistes de Charlie Hebdo ? », ils nous ont répondu :

« Je suis venu par engagement. Et peut-être aussi parce que j’ai peur. J’ai peur que tout cela débouche sur des réactions démesurées. Il y a un problème de « déresponsabilité » devant les libertés. Peut-être qu’on a tellement de libertés qu’on en vient à oublier celles des autres. J’aime cette phrase de Paulo Coelho : « La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir. » Yassir, 36 ans.

« Ceux qui sont morts sont innocents. On pouvait très bien ne pas être d’accord avec Charlie Hebdo sur la forme mais c’est inadmissible d’être tué pour ce que l’on pense ». Amal, 24 ans.

« On ne peut pas garder le silence devant des discours de haine » Guillaume, 29 ans.

« Mon fils m’a dit : « on en a discuté dans la cour de récréation. Certains ont dit, c’est bien fait pour eux « . C’est ahurissant. Ces enfants de 10 ans entendent sans aucun doute cela chez eux. » Anonyme.

« Ce n’est pas l’Islam, ça ! », un chauffeur de taxi rabati à propos des assassinats perpétrés jeudi 7 janvier.

E.O

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