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Arabofolies Acte 4 – Engagements !

@deetox

Arabofolies, festival musical, des arts et des idées se décline trois fois par an : au printemps, au début de l’été et à l’automne. Autour d’un fil thématique commun, il fait vivre les liens existants entre les diverses disciplines et la cohésion qui en découle. Après Initiations, en octobre dernier, Cette nouvelle  édition est dédiée à celles et ceux qui s’engagent en mots, en images, en musiques, au péril de leur vie parfois, et placent la beauté et la liberté au centre de leur art.

l’IMA fête la Journée Internationale des droits des femmes avec l’avocate et rappeuse, Raja Meziane, voix incorruptible de la jeunesse algérienne, exilée à Prague. En octobre dernier, elle apparaissait sur la liste de la BBC des cent femmes les plus influentes. Son hymne Allô le Système , sorti le 4 mars 2019, 10 jours après le début de la « Révolution du sourire », a largement résonné dans les rangs des manifestants et totalisé 40 millions de vue sur YouTube.

 Un beat hip hop martial, un gimmick qui traverse la chanson comme une sirène d’ambulance, soulignent la détermination et l’urgence de son message sans appel : « Nous voulons une République Une démocratie populaire  Pas une monarchie. Le peuple a assez souffert. Vous l’avez rendu malade ? Nous sommes le déluge. Vous feriez mieux de nous laisser tranquille bande d’escrocs.» En 2007, Raja Meziane est alors  étudiante en droit à Tlemcen et passionnée de chant. Elle participe à la première édition de l’émission Alhane Wa Chabab, équivalant algérien de « The Voice », son chant bouleversant la porte jusqu’en finale. Son répertoire est vaste, elle chante avec le même bonheur le chaâbi de Kamel Messaoudi, le raï d’Hasni, le tindé touareg comme la pop, le RnB ou le rap. L’Algérie est conquise, les médias la réclament. Raja apprécie le succès, mais ne renonce pas à ses convictions.

 En 2013, elle lance Révolution un appel à la rébellion face au pouvoir. La jeunesse s’y reconnaît, le système beaucoup moins. En coulisses on lui met des bâtons dans les roues.

Lorsqu’en 2014 elle refuse de participer à la chanson qui accompagne la quatrième candidature d’Abdelaziz Bouteflika, les responsables de la télévision publique algérienne lui annoncent la fin de sa carrière et le bâtonnier d’Alger refuse de lui remettre son certificat d’avocate.

Raja ne se soumet pas et part en exil avec son mari et producteur Dee Tox. Depuis Prague, ils inondent les réseaux sociaux des clips de leurs morceaux engagés. En 2015, son slam électro Manish bent 3imlaq dénonce la corruption. Dans la vidéo qu’elle dirige elle-même elle apparaît la bouche cousue.  Sur fond de musique gnawa Gouré vol 1 ravive la mémoire de l’esclavage, à l’aide d’images déchirantes, d’un chant de douleur et d’un beat soutenu, Ana Ghaza dénonce la situation en Palestine.

A la suite d’Allo le Système, ses titres coups de poings Toxic ou Rebelle sont visionnés par des millions de personnes…

 

Ce sera son 1er concert à Paris et un vrai événement  pour clôturer la 4 ème édition du festival Arabofolies. 

Nouveau clip Survivor : https://youtu.be/h4MRxLtFBgU

Tarifs de12 à 20 euros  + d’infos sur : http://www.imarabe.org

 

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