Temenik Electric : le mariage du rock et de l’arabe

Temenik Electric : le mariage du rock et de l’arabe

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Temenik Electric, c’est un combo-rock de cinq personnes qui ont choisi de mélanger la musique populaire qu’est le rock avec des sonorités plus traditionnelles tout droit venues du Maghreb. Résultat : un album Ouesh Hada ? (“Qu’est-ce que c’est ?”)  qui fait parler de lui un peu partout dans le monde.

Temenik Electric : le mariage du rock et de l’arabe

A l’origine une rencontre, celle de cinq marseillais qui ont décidé, il y a deux ans, de s’unir pour former un groupe atypique. Mélange entre influence anglo-saxonne et racines enfouies de l’autre côté de la Méditerranée, le groupe mixe entre rock-électro et langue arabe. Temenik Electric, ce sont des marseillais de parents algériens pour certains, de la France profonde pour d’autres qui ont su tirer avantage de cette double culture.
le groupe mixe entre rock-électro et langue arabe
« Nous sommes autant des enfants du rock que des musiques du Maghreb » nous raconte Mehdi, leader de Temenik Electric. C’est donc tout naturellement que le groupe « a fait en sorte de célébrer un mariage entre ces deux cultures ». Pourtant rien ne prédestinait les cinq membres du groupe dans cette voie là. « On était plus proche du rock que de la musique arabe mais lors d’une résidence avec des musiciens algériens, je me suis rendu compte que toutes ces musiques arabes étaient dans ma culture ». Un déclic qui pousse le groupe vers l’Arabian Rock, mélange subtil entre deux univers qui n’étaient pas destinés à se rencontrer. « C’était le moment pour moi de chanter en arabe » nous confie Mehdi avant de préciser « l’arabe de Marseille pas le littéraire !».
Selon Mehdi, « quand on décide de faire de la musique c’est souvent suite à ce que l’on vit et ce que l’on rencontre dans notre parcours ». Ce qui explique sûrement sa « volonté d’être un artiste citoyen qui constate que le monde ne tourne pas rond » et qui dresse un « état des lieux » de ce qu’il vit. Pourtant, pas question pour lui de qualifier ses textes d’engagés. « Cela serait déplacé de ma part de dire que nos textes sont engagés, ils sont concernés plutôt ». Prémonitoire un petit peu aussi. Dans le titre « Ness Jirenin », écrit quelques temps avant le printemps arabe, Mehdi, le compositeur, appelle le Maghreb à la révolution. Dans cette chanson, « je disais qu’il nous reste tellement peu qu’il serait temps qu’on s’insurge ». On connaît la suite.
L’album Ouesh Hada ? a fait parler de lui un peu partout dans le monde. En France bien sûr mais aussi en Italie, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre et même au Japon.
Un quatriéme album est déjà en préparation. L’aventure ne fait que commencer.
B.C

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