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Dîner dans le Noir, organisé par la Table de Canna Marseille

Une belle longévité pour cette entreprise gérée par Sylvie Bancilhon, premier traiteur gourmand et engagé avec des projets emblématiques comme des « Étoiles et des Femmes ». Parrainé par Alain Ducasse, ce projet permet à des femmes issues de quartiers prioritaires de bénéficier d’une formation aux métiers de la restauration avec les grands chefs de la Ville. Pour marquer ses 25 ans, La Table de Cana Marseille a concocté un programme riche en découvertes et surprises qui se dérouleront au cours des prochains mois. En avant-première, un avant goût de cette belle programmation nous a été offert, une occasion de vivre une expérience unique.

Pour marquer le coup d’envoi de ses 25 ans, la Table de Canna nous a réservé une belle surprise. Et pas n’importe laquelle. Un dîner dans le noir magistralement organisé par toute l’équipe au Théâtre de la Joliette.

Une expérience humaine, sensorielle, surprenante…

Bandeau sur les yeux, me voilà en file indienne guidée par notre hôte qui nous conduit à notre table. Dès le début, je me sens complètement déboussolée et inévitablement j’ai une pensée pour les mal-voyants. J’avoue être totalement déroutée et tentée à plusieurs reprises d’enlever mon bandeau des yeux tant l’émotion ressentie est si nouvelle et particulière. Mais je résiste, excitée à l’idée de vivre une telle expérience. Curieuse aussi. Dans le noir total, nous voilà donc installés à notre table. Ainsi réunis dans le noir, nous étions tous dans les mêmes appréhensions face à nous-mêmes, nous nous sommes alors naturellement rapprochés les uns les autres, unis face à ce nouvel inconnu…celui de la redécouverte de nos sens. Le toucher ( oui ma voisine de gauche était très tactile !) Ensuite la voix . Nous prenons le temps de nous écouter les uns les autres, chose de plus en plus rare à l’ère des smartphones ! Et ça fait du bien. Le temps du dîner, concocté subtilement par la Table de Canna, nous apprenons ainsi à nous connaître à tour de rôle, sans oublier personne. Je retiens des rires, des histoires de vie et des expériences personnelles. Seules les voix en écho. A chaque plat servi nous tentons de découvrir les saveurs, et partageons volontiers nos avis faisant ainsi appel à nos autres sens. A noter que les couverts ne nous ont pas été d’un grand secours ! Certains redécouvrent le plaisir de manger avec les doigts. L’expression « manger avec les yeux » n’a plus de sens ici. Manger dans le noir modifie notre perception du goût, nos papilles face aux mets cachés se concentrent. On prend le temps d’apprécier , de deviner, de humer les saveurs, comme si le sens de la vue manquant nous poussait à prendre davantage le temps de ressentir le plaisir de la nourriture. A la fin du dîner, la lumière fut : nous voici démasqués. Quelle surprise ! Oui à travers les voix de chacun nous avions imaginé un visage qui, dans la lumière, apparut forcément différent. Ce qui a rendu ce vécu encore plus fort et intéressant.

Manger dans le noir est une expérience unique. Merci à la Table de Canna pour ce moment inoubliable où nous avons réappris à découvrir tous nos sens. Une expérience humaine et sensorielle à vivre. Dans le noir, nous avons appris à aller vers l’autre sans jugement de valeur. Oui. Ce soir-là, sous les projecteurs des néons, peut-être certaines personnes ne m’auraient jamais adressé la parole ou je n’aurais sans doute moi-même pas osé aller à leur rencontre. Manger dans le noir a permis une chose merveilleuse et rare à la fois : celle de faire tomber certaines barrières au- delà des apparences.

Si vous aussi vous souhaitez vivre l’expérience une seule adresse : http://www.latabledecana-marseille.com

F.C

C’est en substance le thème du stage des onze Libyens venus à Marseille du 16 au 21 février 2015. Les jeunes, invités par le Réseau Euromed France, ont visité dans le cadre du renforcement de la société civile libyenne, des centres sociaux, la plate-forme de services de Bougainville gérée par la Ligue de l’Enseignement des Bouches-du-Rhône ainsi que d’autres structures associatives. Par ailleurs, le but d’apporter un regard croisé sur la vie associative et le fonctionnement de la société civile en France et en Libye a été une autre motivation de la rencontre programmée sous le signe de l’échange.
Samira Al Massouadi est la chef de la délégation. Cette activiste a su créer le consensus au sein de ce groupe issu de groupes sociaux différents et aux référents politiques et idéologiques divers. Ils sont tous motivés par un seul objectif : l’unité de la Libye.
« Nous comptons sur la jeunesse du pays pour faire évoluer les mentalités en Libye et de permettre aux femmes de mieux connaître leurs droits. Paradoxalement, on parle de printemps arabes, mais aussi d’automne des femmes car, les révolutions ont souvent entraîné le recul des droits des femmes », explique Samira Al Massouadi, qui est d’ailleurs présidente d’une association de développement et de la promotion de la jeunesse et des femmes.

« Nous comptons sur la jeunesse du pays pour faire évoluer les mentalités… »

Pour sa part Huosam Eddeein Elbaroni du mouvement Bidaya du 17 février ajoute que la situation en Libye n’est pas aussi dramatique que ce que les médias véhiculent.
« Nous voulons présenter une autre image de la Libye : celle des jeunes, de la société civile qui bouge et qui cherche à améliorer les choses. (…) Vous savez, lorsque je suis arrivé ici, je pensais arriver dans un pays en guerre avec ses religions, car tel est le message véhiculé par les médias en Libye. Et j’ai eu la surprise de découvrir une société où les gens se respectent, quelles que soient leur origine ou leur religion. Et bien, partout dans le monde les humains aspirent à vivre en paix, et partout dans le monde, il existe une minorité de personnes qui est prête à tout pour le pouvoir ».
Et d’ajouter : « en Libye, l’éducation est un problème majeur ou plutôt cela l’est pour les catégories populaires car les couches aisées ont accès à une éducation de qualité, un état de fait qui résulte de l’ancien régime. Mais, malgré les difficultés, la jeunesse est consciente de son rôle, de sa capacité à faire changer les choses. Nous sommes dans une phase de transition, c’est dur, mais cela ne va pas durer. Et cela même si certains cherchent à s’accaparer le pouvoir, si des forces occultes sont à l’œuvre. »
En guise de réponse concernant la menace islamiste, Achraf Algriani explique : « Les armes se trouvent en abondance chez un nombre considérable de la population. Cela fausse les échanges et les débats. Certains groupes armés manipulent des jeunes ignorants pour faire pression sur ceux qui cherchent à bâtir la Libye de demain.

Parmi les acquis de la révolution réside un espace de liberté. Et nous cherchons maintenant à investir davantage cet espace et à travailler main dans la main pour le bien général des citoyens ».
Par ailleurs, un débat public qui a eu lieu à la Villa Méditerranée a été parmi les temps forts du stage. L’échange avec le public présent a permis, entre autres, d’évoquer ces idées reçues et ces images véhiculé par les médias sur ce qui se passe en Libye depuis la chute du régime de Kadhafi.

Abderrahim Bourkia

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Le 27 novembre 2014 a eu lieu un évènement désormais incontournable au World Trade Center à Marseille : « Saveurs du Monde ». Olivier Van de Winkel, président de l‘UCCAB répond à nos questions.

Echos d’Orient : Comment est née l’idée d’organiser un événement autour de la cuisine ?

Olivier : Pour remettre les choses dans leur contexte, cette manifestation était d’abord destinée aux chambres de commerce étrangères présentes à Marseille et membres de l’UCCCAB. Nous souhaitions faire une manifestation destinée à la promotion des pays représentés. Très vite, nos avons pensé à y associer les Consulats Marseillais, souvent soucieux de véhiculer une image positive de leur pays, qu’elle soit culturelle, économique ou touristique. Nous avons la chance à Marseille de compter 80 représentations consulaires.
 Pour découvrir un pays et y faire du business, il faut déjà s’imprégner de sa culture pour mieux comprendre son fonctionnement. Le vecteur que nous avons choisi fut donc la découverte culinaire et les spécificités gastronomiques de chaque pays. Cet événement était destiné principalement à un public d’entreprise, des membres des chambres étrangères ou encore des structures tournées sur l’export et l’international.


La deuxième édition « saveurs du monde » a été un véritable succès, selon vous quelle est la recette d’un tel engouement ?

Après une première édition qui avait rassemblé 17 pays et 450 invités, cette seconde édition a permis à 28 pays d’exposer auprès de 800 convives triés sur le volet. Je pense que nous avons, à Marseille, une vraie volonté des entreprises de se tourner à l’international et une intention de beaucoup de pays de les attirer ou encore de communiquer sur leurs atouts. Cet événement en est la rencontre. Le World Trade Center Marseille Provence a mis a disposition une logistique efficace pour nous accueillir. Nous avons été ravis de l’engouement des chambres et des consulats qui ont contribué au succès de la manifestation en cherchant à surprendre leurs visiteurs par l’originalité et la convivialité. Chaque pays avait également mis a disposition des lots originaux qui ont été tirés au sort au bénéfice des participants qui ont ainsi gagné plusieurs séjours, billets d’avion, paniers gastronomiques, …

Comment s’annonce la troisième édition ? 

Après le succès de ces deux éditions, d’autres pays nous sollicitent pour participer à la prochaine édition. Nous envisageons avec notre partenaire du World Trade Center la possibilité d’ancrer cet événement annuellement. Il se veut être une soirée de réseautage incontournable basée sur la curiosité, la convivialité et l’ouverture. Pour le reste, la troisième édition réservera bien d’autres surprises.

Quel sens donneriez-vous à cet événement culinaire ?

Ce n’est pas tant la cuisine qui est à l’honneur mais les saveurs. Elle sont autant différentes qu’il y a de pays et sont le symbole de la diversité des cultures. Pour l’occasion, trois univers ont été crées : l’Europe, l’Orient et les destinations lointaines. Nous avons par exemple pu goûter des bières venant de République Tchèque, de Grande Bretagne ou de Belgique, mais aussi de la Vodka russe, des vins d’Afrique du Nord. Nous avons également eu l’occasion de déguster des harengs hollandais, des produits de Hongrie ou d’Allemagne. La cuisine méditerranéenne y était aussi bien représentée, du Maroc à la Turquie en passant par l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et Israël, mais également de la Grèce au Portugal via l’Arménie, la Bulgarie, l’Italie et l’Espagne. Plus exotique encore, des saveurs du Mexique, du Rhum de République Dominicaine, du chocolat de São Tome & Principe. L’Extrême-Orient nous a régalé avec des sushis japonais, des gâteaux indonésiens, des mets indiens, …Saveurs du Monde est le seul événement où vous pouvez faire le tour du monde en une seule soirée, tout en égayant votre réseau professionnel.

Quelques mots sur l’UCCCAB…

L’UCCCAB est l’Union des Chambres de Commerces et des Clubs d’Affaires Bilatéraux. Cette association compte parmi ses membres 14 structures destinées aux relations économiques entre la France et les pays représentés. Son objectif est de permettre à ses membres de faire des synergies d’actions vers l’international, mais également d’être force de proposition pour améliorer les relations avec les pays étrangers. L’UCCCAB permet également aux représentations diplomatiques dépourvues de missions économiques d’accéder à un réseau local et de leur permettre de faire émerger leur propre structures.

F.C

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