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Si Moh, auteur, compositeur, chanteur et interprète sera en concert à Marseille le 29 janvier. Il viendra chanter sa poésie avec une voix chargée d’émotions. Bien qu’il n’aime pas se dévoiler devant les médias, il a accepté de se livrer à nous. Retour sur le parcours de cet artiste kabyle, très sentimental. 

unnamed« Avec les maux, on exprime ses mots », c’est son secret d’inspiration. Si Moh Ahmed, 56 ans, chante depuis toujours. D’ailleurs, il ne se souvient plus de la première fois qu’il a commencé à chanter. C’est tellement lointain. Au delà du chant, il aime écrire et conter de manière poétique l’actualité. L’ironie, l’amour, le romantisme et l’absurde, ce sont les thèmes les plus récurrents. Si Moh évoque les sujets de la vie dans ses chansons, mais il avoue qu’il préfère traiter de l’absurde car pour lui c’est le reflet de l’Homme. Il se réfère d’ailleurs à « En attendant Godot ». Des artistes français tels que Boris Vian ou Jacques Brel l’ont beaucoup inspiré dans ses chansons. Sensible, pudique ou timide, discret et énigmatique, Si Moh souhaite contempler le monde à travers un regard nouveau. « J’ai envie de voir des pommes bleues, un peu de cataclysme ». Il crée les musiques qu’il désire écouter. Ses amis le décrivent comme un poète fleur bleue, un artiste ou un conteur. Lui se définit comme étant « un simple homme avec ses défauts et ses qualités ». L’artiste vit en Algérie son pays natal. Il n’hésite pas à se donner en concert sur les deux côtés de la Méditerranée. Berbère d’origine, il chante dans sa langue maternelle, le kabyle. « Toutes les langues sont belles, c’est pas celle avec laquelle qu’on s’exprime qui est importante mais ce qu’on y dit ». Si Moh s’attache plus au fond qu’à la forme. Nul besoin de comprendre le kabyle pour ressentir les émotions que l’artiste cherche à transmettre. Sa musique est universelle, elle est polyglotte. Elle se fait comprendre par tout le monde à condition de l’écouter attentivement.

Quant à son avenir artistique, Il assure -en plaisantant- que pour le moment, il le voit flou et qu’il tachera de porter des lunettes pour que son avenir soit plus clair.

Meye Mando

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@Jeff Nalin

 

Chef cuisinier, présentateur d’émission et homme d’affaires avisé  Maroun chedid jongle sans difficultés avec toutes ces étiquettes. Né au Liban il a fait de sa passion un art de vivre et a révolutionné la cuisine libanaise. Maroun Chedid sera également le parrain de Food in Sud qui aura lieu du 24 au 26 janvier 2016 à Marseille. Une occasion de nous faire découvrir en exclusivité sa nouvelle gamme de produits gourmets Libano-Méditerranéenne : « Georgette par Maroun CHEDID »  inspirée par sa  mère. Passionné, Maroun Chedid laissera sans aucun doute son empreinte.

Echos d’Orient : Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir cuisinier ?

Maroun : Ma mère a été la première personne qui m’a motivé à apprendre la cuisine et c’est elle qui m’a transmis cette passion. J’adorais la regarder quand elle cueillait les herbes, les légumes frais et les fruits de notre jardin. Elle avait ses recettes secrètes. Elle adorait rassembler la famille et les amis autour d’un bon repas. Je pense que ce qui m’a vraiment motivé c’est sa joie de vivre, la beauté de la nature et tout ce que la Méditerranée a à nous offrir.

Que représente pour vous la cuisine ? Et la cuisine libanaise particulièrement ?

Cuisiner, c’est ma vie. C’est ma passion. La cuisine libanaise ce n’est pas que de la nourriture, c’est aussi la façon de partager son repas. La nourriture rassemble les gens. C’est très important de partager un mezze avec des amis et des êtres chers. J’aime beaucoup l’énergie positive qui s’y dégage.

Quelle est pour vous la meilleure cuisine ? Pourquoi ?

Je ne crois pas qu’il y ait une meilleure cuisine en particulier. Mais, je suis certain que cuisiner est universel. Pour qu’une cuisine soit excellente, il faut avoir les meilleurs produits et les meilleurs ingrédients. Plus important encore, il faut qu’elle soit préparée correctement, avec les bonnes méthodes et en respectant les produits.

Quel est le secret de votre réussite ?

Travailler dur, la passion, le dévouement, et la détermination. J’adore ce que je fais. Je veux laisser une empreinte dans la cuisine Libano-Méditerranéenne. C’est ce qui me pousse à me perfectionner et à me battre pour réussir.

Comment arrivez-vous à jongler entre présentateur, homme d’affaires et cuisiner ?

Facile. Je travaille 26 heures sur 24. L’organisation et la concentration sont les clés.

« Ma mère a été ma muse culinaire depuis le début de ma carrière »

Dans un interview, vous avez dit « Nous vivons actuellement une véritable révolution culinaire ». Qu’entendez-vous par cette définition ? 

Dans la cuisine Libano-Méditerranéenne, nous avons beaucoup de recettes. Les recettes traditionnelles nous ont été transmises par nos ancêtres. Je pense que les jeunes cuisiniers sont en train de mener une « révolution » en prenant la cuisine de nos parents et grands-parents et en les réinterprétant de sorte à ceux qu’ils soient compatibles avec notre mode de vie moderne. Inspirées par nos connaissances et concordant avec les tendances modernes. Nous introduisons de nouveaux ingrédients, de nouvelles épices et de nouvelles techniques à ces anciennes recettes, créant ainsi la nouvelle cuisine Libano-Méditerranéenne.

Quelle est la personne qui vous a le plus inspiré dans votre carrière ?

Ma mère a été ma muse culinaire depuis le début de ma carrière. Pendant l’édition Food’in Sud, je lancerai une nouvelle gamme de produits gourmets libano-méditerranéenne. Inspirée par mère, et je vous invite vous et vos lecteurs à visiter pour en savoir plus, Georgette par Maroun Chedid.

Vous qualifiez la cuisine comme étant un art, pouvez-vous nous en dire plus ?

Cuisiner pour moi est un art, elle requiert beaucoup de finesse et de patience. Comme un artiste, pour préparer un bon repas il faut penser à tout : les détails, la méthode de cuisiner et la présentation.

Comment imaginez-vous votre avenir ? Quels sont vos projets ?

Je lance ma gamme de produits gourmets Libano-Méditerranéenne inspirée par ma mère « Georgette par Maroun Chedid » durant le Food’in Sud à Marseille. En juillet 2016, la maison Maroun Chedid ouvrira à Beyrouth, il y’aura un restaurant, une école de cuisine et un magasin.

M.M

 

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4 160 équipes engagées soit 12 480 joueurs

Dimanche 5 juillet pour le coup d’envoi (9h15) du 54ème Mondial la Marseillaise à Pétanque, ils seront, 4 160 équipes soit 12 480 joueurs venus des 4 coins de France (80 départements) ou du monde (Allemagne, Angleterre, Belgique, Chine, Espagne, Etats-Unis, Inde, Italie, Madagascar, Maroc, Monaco, Norvège, Suède, Suisse, Tunisie) à croiser le fer à travers les 26 sites répartis dans toute la cité phocéenne.

Après cinq jours de parties passionnées, la finale du Mondial la Marseillaise à Pétanque se déroulera le jeudi 9 juillet dès 19h sur le Vieux-Port (Quai de la Fraternité).

En parallèle au Mondial la Marseillaise à Pétanque, deux autres concours eux aussi très attendus, le Grand Prix féminin EDF La Marseillaise et Le Crédit Mutuel La Marseillaise des Jeunes qui démarreront tous les deux, mardi 7 juillet au Parc Borely

Autre temps fort du Mondial la Marseillaise à Pétanque, le TROPHEE DES ARTISTES ET DES PERSONNALITES qui se déroulera le dimanche 5 juillet au Parc Borély à partir de 14h30 (Liste des artistes et personnalités présentes : Daniel RUSSO, Jean-Pierre CASTALDI, Jean-Pierre KALFON , TITOF, Nicole CALFAN, Claude BRASSEUR, Véronique DE VILLELE (Véronique et Davina), Jean-Jacques BOURDIN, Eléonore BOCCARA, TEX, Michèle BERNIER, Christian CHARMETANT, Gwendal MARIMOUTOU (« The Voice »), Shirley BOUSQUET (« Caméra Café »), Danièle GILBERT, Cindy LOPES (« Secret Story »), François LEJEUNE, Philippe RISOLI, Sophie MOUNICOT, Zize de Marseille, Joël CANTONA, Bengous et les déguns, Claudio LEMMI

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A Marseille, des universitaires appellent à un dialogue euro-méditerranéen des cultures pour lutter contre les idées reçues. A l’heure où les peuples arabes se révoltent, voilà une chance pour les français de relire l’Histoire pour relever leur défi du vivre ensemble.

A Marseille, première ville musulmane de France, le débat « pour un dialogue euro-méditerranéen entre les cultures et civilisations », a déchainé les passions ! Organisé le 5 mars par l’UFAC (l’Union des Universitaires et Cadres Algériens et Franco-Algériens), des intellectuels de culture musulmane ont tiré la sonnette d’alarme sur le tournant « islamophobe qu’empreinte une frange de la société française ». Le contexte est explosif : débat sur l’Islam et agitation du spectre de l’invasion des peuples arabes en Europe. «  Les musulmans sont le bouc-émissaire sacrifiable de politiques incapables de répondre aux problèmes des français », lance le sociologue Vincent Geisser. La France va mal : chômage élevé, croissance faiblarde, sans oublier l’individualisme qui va crescendo. Le « scandaleux et aléatoire » sondage du Monde appuie le discours des intervenants : 48% des français pensent que les musulmans sont « une menace pour l’identité nationale ».

Une société divisée due à « la méconnaissance de l’autre ».  « Nous avons une vision mutilée et mutilante de l’Histoire », affirme l’islamologue Ghaled Bencheikh. « Notre histoire ne se résume pas à la colonisation, nous avons plus de 32 siècles d’Histoire », rajoute un membre du public. Après tout, Les Lumières n’ont pas empêché la Colonisation et le Nazisme. « Nous pourrions trouver de nouveaux repères avec ce nouveau souffle démocratique des pays arabes pour affronter nos enjeux», rajoute Vincent Geisser.

Les intervenants appellent au dialogue entre les cultures « pour changer la société ensemble ». Les français « d’origine » ne doivent pas succomber à la tentation du repli sur soi, mais échanger avec les autres qui  se laissent « caresser dans leurs bas instincts ». A l’image de la Tunisie, le patriotisme doit l’emporter sur les divisions. Le pays du Jasmin à vu ses citoyens de Kasserine, Tunis, scander à l’unisson les paroles de l’hymne nationale d’Abou El Kassem El Chabi !

C.M

Ils ont lancé leur première vidéo sur YouTube sans grande conviction, les marseillais Nordine Salhi et Karim Jebli ont depuis tourné une saison entière. Et au vu du succès que leurs sketchs ont rencontré, les deux amis n’ont pas l’intention de s’arrêter là.

 

Le Web prend de plus en plus d’ampleur dans notre société et il s’impose de plus en plus en découvreur de talent. Et s’il est plus facile pour un chanteur de se faire repérer, certains ont su s’imposer dans le domaine de l’humour. C’est le cas de Nordine et Karim.

Un succès inattendu

Pourtant, rien ne les prédestinait à un tel succès, eux qui étaient « trop timides pour s’afficher devant le grand public ». Mais, à force de s’entendre dire par un ami d’enfance qu’ils étaient fait pour la comédie, l’idée à fini par germer au détour d’une conversation. « On était posé dans ma voiture, on discutait et puis à un moment on s’est mis à penser aux paroles de notre ami et à se demander ce que ça pourrait donner si on lançait une série comique. On rigolait en imaginant telle ou telle scène. On se marrait sans savoir qu’on était en train de parler de ce qui deviendra le scénario de la première saison », raconte Nordine. De fil en aiguille, la conversation s’est transformée en tournage et une fois en ligne, la saison a dépassé le million de vues sur YouTube.

la saison a dépassé le million de vues

La vie quotidienne en sketchs

A peine âgés de 20 et 19 ans, Nordine et Karim ont su tirer leur épingle du jeu. Dans leurs sketchs, ils racontent leur quotidien et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne manquent pas d’humour. L’histoire tourne autour de ces deux potes qui ont décidé de tirer un trait sur l’oisiveté mais avec un cerveau pour deux, difficile pour eux de s’en sortir aussi bien qu’ils l’auraient voulu. « Les scènes sont écrites par Nordine et moi mais cela ne nous empêche pas d’apporter une part d’improvisation au moment du tournage » explique Karim Jebli. « On s’inspire de tout et de rien, d’une petite anecdote racontée par un ami ou d’un inconnu dans la rue ». Et pour le tournage, Nordine et Karim ont su bien s’entourer, orchestré par Alex.LFilms, on y voit défiler les rappeurs marseillais Soprano et MOH.

La succès de la première saison a motivé les marseillais à se lancer dans une deuxième saison. En ligne début 2015, elle sera produite pas Casus Belli Production et on y verra Moussa Maaskri, Soprano, Jul, Bengous, jeune humoriste marseillais et plein d’autres.

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Le 27 novembre 2014 a eu lieu un évènement désormais incontournable au World Trade Center à Marseille : « Saveurs du Monde ». Olivier Van de Winkel, président de l‘UCCAB répond à nos questions.

Echos d’Orient : Comment est née l’idée d’organiser un événement autour de la cuisine ?

Olivier : Pour remettre les choses dans leur contexte, cette manifestation était d’abord destinée aux chambres de commerce étrangères présentes à Marseille et membres de l’UCCCAB. Nous souhaitions faire une manifestation destinée à la promotion des pays représentés. Très vite, nos avons pensé à y associer les Consulats Marseillais, souvent soucieux de véhiculer une image positive de leur pays, qu’elle soit culturelle, économique ou touristique. Nous avons la chance à Marseille de compter 80 représentations consulaires.
 Pour découvrir un pays et y faire du business, il faut déjà s’imprégner de sa culture pour mieux comprendre son fonctionnement. Le vecteur que nous avons choisi fut donc la découverte culinaire et les spécificités gastronomiques de chaque pays. Cet événement était destiné principalement à un public d’entreprise, des membres des chambres étrangères ou encore des structures tournées sur l’export et l’international.


La deuxième édition « saveurs du monde » a été un véritable succès, selon vous quelle est la recette d’un tel engouement ?

Après une première édition qui avait rassemblé 17 pays et 450 invités, cette seconde édition a permis à 28 pays d’exposer auprès de 800 convives triés sur le volet. Je pense que nous avons, à Marseille, une vraie volonté des entreprises de se tourner à l’international et une intention de beaucoup de pays de les attirer ou encore de communiquer sur leurs atouts. Cet événement en est la rencontre. Le World Trade Center Marseille Provence a mis a disposition une logistique efficace pour nous accueillir. Nous avons été ravis de l’engouement des chambres et des consulats qui ont contribué au succès de la manifestation en cherchant à surprendre leurs visiteurs par l’originalité et la convivialité. Chaque pays avait également mis a disposition des lots originaux qui ont été tirés au sort au bénéfice des participants qui ont ainsi gagné plusieurs séjours, billets d’avion, paniers gastronomiques, …

Comment s’annonce la troisième édition ? 

Après le succès de ces deux éditions, d’autres pays nous sollicitent pour participer à la prochaine édition. Nous envisageons avec notre partenaire du World Trade Center la possibilité d’ancrer cet événement annuellement. Il se veut être une soirée de réseautage incontournable basée sur la curiosité, la convivialité et l’ouverture. Pour le reste, la troisième édition réservera bien d’autres surprises.

Quel sens donneriez-vous à cet événement culinaire ?

Ce n’est pas tant la cuisine qui est à l’honneur mais les saveurs. Elle sont autant différentes qu’il y a de pays et sont le symbole de la diversité des cultures. Pour l’occasion, trois univers ont été crées : l’Europe, l’Orient et les destinations lointaines. Nous avons par exemple pu goûter des bières venant de République Tchèque, de Grande Bretagne ou de Belgique, mais aussi de la Vodka russe, des vins d’Afrique du Nord. Nous avons également eu l’occasion de déguster des harengs hollandais, des produits de Hongrie ou d’Allemagne. La cuisine méditerranéenne y était aussi bien représentée, du Maroc à la Turquie en passant par l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et Israël, mais également de la Grèce au Portugal via l’Arménie, la Bulgarie, l’Italie et l’Espagne. Plus exotique encore, des saveurs du Mexique, du Rhum de République Dominicaine, du chocolat de São Tome & Principe. L’Extrême-Orient nous a régalé avec des sushis japonais, des gâteaux indonésiens, des mets indiens, …Saveurs du Monde est le seul événement où vous pouvez faire le tour du monde en une seule soirée, tout en égayant votre réseau professionnel.

Quelques mots sur l’UCCCAB…

L’UCCCAB est l’Union des Chambres de Commerces et des Clubs d’Affaires Bilatéraux. Cette association compte parmi ses membres 14 structures destinées aux relations économiques entre la France et les pays représentés. Son objectif est de permettre à ses membres de faire des synergies d’actions vers l’international, mais également d’être force de proposition pour améliorer les relations avec les pays étrangers. L’UCCCAB permet également aux représentations diplomatiques dépourvues de missions économiques d’accéder à un réseau local et de leur permettre de faire émerger leur propre structures.

F.C

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Le géant américain de la vidéo en ligne, Netflix, devrait débarquer en France en septembre et annonce déjà la production d’un thriller politique français pour fin 2015. Le lieu de l’intrigue : Marseille. La cité phocéenne a la cote.

Netflix : Marseille, nouvelle coqueluche des américains

Qu’on se le tienne pour dit, le géant américain du streaming Netflix, a de grandes ambitions pour la France. Son PDG Reed Hasting entend séduire 10% des foyers français sur 2 à 5 ans. Et pour faire son entrée sur le marché audiovisuel français et séduire son public, il mise sur la production d’une série politique dont le lieu d’action n’est autre que la cité phocéenne.

« Pouvoir, corruption et de rédemption dans la cité phocéenne »

Ce qui n’était qu’une rumeur se confirme. L’intrigue de la future série française made in America, sobrement intitulée Marseille, a été révélée par communiqué de presse en cet fin d’été : il y sera question d’une bataille pour la mairie détenue par Robert Taro, maire de la ville depuis 25 ans, et son adversaire politique, « un jeune loup aux dents longues ». S’engagera alors une « lutte au couteau tournant autour de la vengeance et animée par les barons de la drogue, les politiciens, les syndicats et les acteurs politiques de la ville ». Il est donc ici question de « pouvoir, corruption et de rédemption dans la cité phocéenne » selon Netflix.
Ce court synopsis dévoilé fait largement penser à la célèbre et très primée série américaine House of Cards produite par …. Netflix. Et la parenté est assumée par le géant.
Une question demeure : pourquoi Marseille ? Le scénariste de Carlos, Dan Franck, retenu pour cette aventure audiovisuelle, apporte quelques éclairages dans le Huffingtonpost : « C’est une cité d’une richesse et d’une densité incroyables. Prenez le port par exemple. Dans Marseille, il aura un rôle à part entière. C’est un lieu d’échanges, d’immigration, de départs… Dans cette saison le port sera le déclencheur de l’intrigue. Le stade Vélodrome aura aussi une place importante. Concernant les quartiers chauds, contrairement à Paris, Marseille les intègre en son centre. Cela crée une architecture sociale très particulière, et fascinante ».

Marseille condamnée à rester la ville du crime ?

Il semblerait bien que la cité phocéenne et les fantasmes qui l’entourent restent un très bon sujet de thriller mais ne va-t-elle pas être un peu plus cantonnée à sa réputation de ville de crime ? La question reste ouverte. Dan Franck tient à préciser que « la criminalité n’est pas plus importante à Marseille qu’à Paris, seulement les délits sont parfois différents ». Et les règlements de compte sont malheureusement un bon point de départ à toute fiction.
Reste à savoir si le sujet de la corruption politique fera de près ou de loin allusion aux affaires politiques qui secouent régulièrement la classe politique marseillaise. Le scénariste s’en défend, la fiction reste de la fiction. Toutefois, le seule mot d’ordre de Netflix serait « d’être transgressif ». Dans quelle mesure ?
Ce sera donc la surprise jusqu’à sa diffusion prévue en 2015. Selon les premières estimations, il suffira de débourser 8 à 12 euros par mois selon la formule choisie pour un abonnement illimité sur l’ensemble des séries (dont Marseille).

En attendant, qu’on se réjouisse ou non, il faut bien avouer que Marseille permettra d’offrir du travail à des centaines de comédiens, et techniciens. Et la série sera relayée dans l’ensemble du réseau du géant américain soit dans une quarantaine de pays. Pour le rayonnement du savoir faire français en matière de série ? Et pour Marseille aussi ? Espérons.

E.O

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Plus de cinq millions de téléspectateurs suivent avec assiduité les péripéties des personnages de Plus Belle La Vie , chaque soir sur France 3. Pour fêter ses dix ans, la série qui ose mêler les genres et parler de sujets tabous nous réserve encore de belles surprises pour les prochaines saisons.

Plus Belle La Vie, dix ans dejà.

Il y a dix ans tout juste, apparaissait dans le paysage audiovisuel français une série, Plus Belle La Vie, retraçant le quotidien d’habitants de la cité phocéenne et diffusée sur France 3. Un quotidien si proche de la réalité évoquant parfaitement les problèmes rencontrés au sein de notre société contemporaine. « Le choix de Marseille, une ville haute en couleurs, mais où ces valeurs sont cultivées depuis 26 siècles, s’est révélé un choix gagnant. Marseille a sa part dans le succès de la série. Du soutien financier apporté à la création du feuilleton à l’origine, à l’aide matérielle que la Ville fournit toujours pour faciliter les tournages, en passant par les sites naturels, les décors exceptionnels, qui apportent à la série sa touche de rêve », déclare Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, à l’occasion de l’anniversaire de Plus Belle La Vie. Homosexualité, racisme, conflits intergénérationnels, soucis d’argent, tous ces thèmes et bien d’autres sont abordés avec brio. La série allie aussi bien la comédie policière, au fantastique, le romanesque, au réalisme. Aujourd’hui, et chaque soir à 20h15 se sont près de cinq millions de téléspectateurs qui suivent les folles aventures des fidèles du café du « Mistral ». La série tient une place importante dans le cœur des français, qui l’ont choisie parmi tant d’autres.

« Marseille a sa part dans le succès de la série » Jean-Claude GAUDIN

Un départ peu convaincant

Au début de Plus Belle La Vie, personne n’aurait imaginé que la série connaîtrait un tel succès en France, et même à travers le monde aujourd’hui. Les producteurs ont cependant continué à travailler corps et âme afin de réussir à imposer ce feuilleton au PAF, sur France 3. « Nous étions tellement fiers d’avoir remporté ce marché innovant que rien ne pouvait nous arrêter. Même pas les premières audiences qui étaient bien en dessous de tout ce qui se faisait à la télévision », indiquent les producteurs Hubert Besson, Michelle Podroznik et François Charlent dans un communiqué de presse pour les dix ans de la série. Au démarrage, les critiques de la presse allaient bon train. Rien ni personne n’était épargné, aussi bien le jeu des acteurs que le tournage des épisodes. Finalement, l’opinion du public a changé cette image négative du départ. Les sujets parfois tabous abordés dans les épisodes ont créé un lien avec le public qui s’identifie aussi aux personnages. En dix ans, cette proximité avec le téléspectateur a permis à la production de réaliser 2 600 épisodes. « J’ai commencé à regarder cette série au tout début de sa diffusion. Mes personnages préférés sont : Djawad, Estelle, Mélanie, Thomas, Benoît, Johanna, ainsi que les lycéens qui jouent dans la série. J’aime bien Plus Belle La Vie parce que la série parle de choses actuelles et qu’il y a une riche diversité d’histoires différentes. Parfois, on peut se reconnaître dans certaines d’entre elles », indique Emma, 19 ans.

Des équipes techniques à pied d’œuvre

Depuis les premiers balbutiements au grand succès du feuilleton, ce ne sont pas moins de 180 scénaristes et réalisateurs qui font preuve d’imagination et créent des histoires toujours plus intrigantes pour le plus grand bonheur des fans. « … Plus Belle La Vie est une marque forte qui a son empreinte dans le PAF. Elle se doit de continuer à tracer des sillons et à explorer des terrains qui restent encore à défricher à la télévision. Nous devons suivre avec force et conviction cet accélérateur du temps qui imprègne notre XXIe siècle. Le public doit continuer à percevoir Plus Belle La Vie comme étant la série à ne pas manquer et qui représente le mieux son époque », affirme les producteurs.

La création d’emplois et le développement du tourisme

A en juger par les chiffres, 1 200 comédiens, 1 130 techniciens, Plus Belle La Vie est une grande firme, qui ne cesse de recruter du personnel à une échelle nationale mais aussi régionale. « Aujourd’hui, Plus Belle La Vie constitue une belle entreprise qui emploie, chaque jour, quelque 400 salariés, dont plus de 170 intermittents locaux », indique Jean-Claude Gaudin. Il n’y a pas que le secteur professionnel qui se développe à Marseille, mais la cité phocéenne accueille de nombreux visiteurs, curieux de fouler le sol des différents lieux de tournage de la série. « On estime à 100 000 touristes chaque année, le nombre de visiteurs attirés à Marseille sur les traces des héros du Mistral ou en quête des vues de la corniche et des calanques qui ont servi de cadre aux péripéties de Plus Belle La Vie », fait remarquer le Maire.

Un nouveau cap

Après les réseaux sociaux, Twitter, Facebook, la diffusion online, les productions TelFrance Série, FranceTv nouvelles écritures et France 3 proposeront de nouvelles activités qui permettront au public de bénéficier d’avantage d’interactivité. Elles mettront en place une nouveauté transmédia, une innovation inédite encore pour les feuilletons français. Ce nouveau réseau social, déjà instauré a pour but de donner l’occasion aux téléspectateurs d’influencer le destin des personnages de la série. Les internautes donneront leur avis durant seize semaines, à l’issue desquelles certains d’entre eux seront choisis pour accompagner l’un des héros dans les coulisses à Marseille et lui prodiguer leurs fameux conseils amoureux ou autres. Parmi les grandes nouveautés de cette rentrée, se trouvent aussi l’identité visuelle et sonore de la série. Le logo et le générique ont été conçus pour rajeunir l’image de Plus Belle La Vie. Ils s’appuient également sur les valeurs du feuilleton qui se veulent proches de l’être humain, de la réalité, avec une dimension intemporelle. Au-delà de la nouvelle image du feuilleton, à compter de ce mois-ci, les téléspectateurs pourront voir la chanteuse Tal faire son apparition à travers quelques épisodes. Plus Belle La Vie avance avec le temps et continuera certainement encore longtemps à séduire son public.
D.H

Plus belle la vie c’est :
La première expérience mondiale de synchronisation web/tv sur un feuilleton quotidien
+ de 70 000 joueurs
+ de 90 000 vues sur YouTube
25 000 interactions sur Facebook
+ de 9 000 interactions en simultané pendant la diffusion

 

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Marseille le 19 juillet 2014 Manifestation pour la paix à Gaza

@Regard Hafid

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