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Décrété journée internationale de la femme par l’ONU, le 8 mars permet de célébrer les efforts déployés pour l’obtention des droits des femmes dans les domaines politique, économique et culturel…. C’est donc un moment privilégiée pour faire le point sur les progrès réalisés, exiger des changements et rendre hommage à celles qui ont joué un rôle dans l’histoire des luttes pour les droits des femmes. C’est l’occasion de rappeler les luttes qu’elles mènent tous les autres jours de l’année et notamment celles pour atteindre l’égalité avec les hommes.

Le constat est désastreux et les résultats sont maigres. En France les violences conjugales et les agressions de rue ne diminuent pas. L’égalité des salaires est toujours un vain mot. L’accès aux postes de responsabilité aussi. Dans le reste du monde, mariages forcés de fillettes, de femmes, grossesses contraintes, viol, prostitution montrent que la femme est ainsi dépossédée de son corps. Il reste à la merci de l’homme pour assouvir ses besoins primaires (viols comme arme de guerre, esclaves sexuelles, ou militaires de quelque armée que ce soit les réduisant à la prostitution dans les bordels qui accompagnent les conflits). Parlons des innombrables mutilations sexuelles (excision, infibulation et autres), frappant les femmes dès leur plus jeune âge, Rappelons ces crimes prétendument « d’honneur » consistant à punir la femme du viol qu’elle a subi (Pakistan, Arabie Saoudite, Kurdistan…). Et n’oublions pas que chez nous, en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint.

Il y a encore des lois discriminatoires dans de nombreux Etats, qui permettent à l‘homme d’épouser plusieurs femmes, ou qui entravent leurs droits dans les domaines du mariage, de la nationalité, de l’accès à la propriété et à l’héritage. De même, la loi demeure défaillante en matière de prévention et de répression des violences à l’égard des femmes. Pire, dans certains pays, leurs auteurs continuent de jouir d’une impunité quasi-absolue. Si les mesures législatives et politiques sont nécessaires, les pesanteurs culturelles constituent un rempart contre elles. Pour atteindre les esprits et modifier les comportements, il convient d’agir sur l’éducation. Les gouvernements des pays doivent adopter des lois efficaces, notamment contre les violences conjugales. Les pays n’ayant toujours pas de loi imposant l’égalité doivent être sanctionnés.
«Alors que nous célébrons le 20ème anniversaire de la Déclaration de Beijing, le 8 mars, j’ai assisté à plusieurs manifestations notamment à la quatrième action internationale de la Marche Mondiale des Femmes 2015, des femmes 13-Paca qui a organisé un cortège de l’esplanade de St Charles à l’ombrière du Vieux Port suivi d’un débat mixte ; ensuite, pique-nique improvisé et manifestation des femmes kurdes à laquelle nous nous sommes joint(e)s en entière solidarité ; Enfin, au café Julien, rencontre débat avec les associations Natt Bi & Femmafi, malgré l’absence du Collectif des ROSAS (diaspora de femmes africaines de Marseille), qui lutte contre les discriminations raciales, en référence à cette femme afro-américaine, Rosa Park, dont le courage a été salué le 1er décembre dernier dans l’hémicycle du conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur.
Nouriati DJAMBAE
Conseillère Communautaire MPM
Europe Ecologiste Les Verts

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